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La vie est belle de Roberto Benigni

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Dans ce film, Roberto Benigni fait le pari risqué d’utiliser l’humour pour exorciser l’horreur.

Avant « La vie est belle », il a réalisé quatre longs métrages : Tu mi turbi (1982), Le petit diable (1988), Johnny Stecchino (1992) et Le monstre (1995).

Le grand talent du comédien, n’avait pas encore trouvé un rôle à sa mesure.

Benigni, devenu metteur en scène a donc appris peu à peu à maîtriser cet art nouveau pour lui.

Rire pour nous sauver des pires situations.

Rêver pour survivre à la souffrance extrême et à la bestialité des hommes en temps de guerre.

Le titre nous fait penser au film de Capra, le ton évoque pourtant Chaplin, avec quelques moments rappelant le Dictateur, quand Guido fait un cours hilarant sur le fascisme devant des enfants ébahis.

Le film est construit en deux parties : une cinglante satire du fascisme italien d’abord mêlée à une magnifique histoire d’amour entre les deux protagonistes du film et un formidable conte sur l’atrocité de la guerre et des camps de concentration.

La première partie met en place le personnage de Guido, son intelligence pour séduire Dora, son humour fantasque, le charme rêveur que lui confère Benigni en font un personnage mémorable, inoubliable.

Nous retrouvons un Benigni emplit de poésie, tout comme son rôle en 1989 dans « La voce della luna » de Fellini.

Dans la seconde, le film cesse d’être humoristique, les enfants doivent savoir, Josué à l’âge où l’on comprend tout mais où l’on peut encore croire que les contes de fées sont réels.

Le cinéaste veut montrer la pureté de l’amour, d’un père protégeant son fils.

L’idée de la peur est aussi présent dans le film, quand nous aimons nous avons peur, l’idée qu’il faut beaucoup de courage pour aimer est ainsi représentée et Guido protégera et aimera son fils jusqu’à l’issue fatale.

Ce film est pur, réaliste, cruel, la violence n’est pas montrée mais elle est suggérée, l’horreur des camps de concentration, les douches, les charniers, les travaux de force, tout y est évoqué.

Au début du film, une pensée de Schopenhauer revient comme un leitmotiv, il faut vouloir réellement quelque chose, très fortement, pour que cela se réalise.

Guido veut protéger son fils de l’horreur et il y arrive.

C’est ici que le titre « la vie est belle » prend toute son ampleur et que le rire s’efface pour nous submerger d’émotion…

Dans : Critique cinéma
Par didinem
Le 17 juillet, 2007
A 12:10
Commentaires : 4
 
 
 

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