D’un papillon à une étoile

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Pauline

Pauline était adossée à sa fenêtre, elle contemplait les étoiles. 

Depuis toujours, elle avait appris à leur parler, à leur confier ses secrets, ses pensées les plus chères.Les étoiles avaient le pouvoir d’éclairer et de faire briller une vie, de faire devenir les rêves réalité.Les étoiles l’écoutaient. 

Pauline avait comme tout être une histoire personnelle, un vécu qui semblait lui donner une certaine expérience de la vie. Pourtant, selon elle, il lui manquait tout, car elle était terriblement seule.Par choix, elle voyait peu les membres de sa famille. 

Elle n’était pas mariée, n’avait pas de petit ami non plus ni d’enfants, possédait seulement quelques amis qu’elle aimait plus que tout. Au fil des années, elle les avait vu tomber amoureux et construire leur propre famille. 

Elle n’avait connu que des amours « faciles », avec des hommes qu’elle avait adoré, étant extrême dans ses sentiments, eux, ne l’étaient pas, ils n’avaient jamais vu en elle, la femme de leur vie.Elle n’avait jamais suscité chez eux d’engagement, elle était juste une histoire qui se finirait tôt ou tard.Une personne à qui l’on ferait du mal et dont ils oublieraient vitel’existence. 

Solitaire, rêveuse, elle attendait tout de la vie puisqu’elle n’avait rien.Les qualités qu’elle appréciait le plus étaient : la sincérité et l’honnêteté.Le respect, les valeurs et une certaine ligne de conduite la caractérisait.Sa connaissance suffisante de l’existence lui avait appris que rien n’est comme on le croit vraiment et que l’on ne sait jamais rien.

Elle connaissait les détours, les errances, les blessures, les non-dits, les secrets, les mensonges…  Amoureuse. Etre amoureuse. C’est ce qu’elle préférait. Les bras d’un homme. Etre dans les bras d’un homme. C’était son endroit préféré.  Combien de fois avait-elle été amoureuse ? …Très rarement mais très intensément, extrême dans l’amour, se donnant corps et âme en oubliant de recevoir. 

Les amours impossibles, elle connaissait ça par cœur, elle n’en avait pas vraiment vécu, mais elle tombait toujours amoureuse d’hommes qui ne la gardaient pas longtemps auprès d’eux, à son grand désespoir.Elle ne savait pas guider son cœur, dès qu’un homme exerçait sur elle, le pouvoir de l’émerveillement, ce qui n’était pas chose aisée, elle succombait. 

Le moment fortuit de la rencontre, le trouble qui grise délicatement, l’émoi des premiers regards, les premiers moments de l’amour étaient un pur délice pour ses sens. Se perdre dans les yeux d’un homme, quand elle hésitait entre l’amour et l’amitié, elle prenait soin d’éviter le regard de l’homme en question ; car si elle y plongeait, elle savait qu’il lirait en elle comme dans un livre ouvert. C’était sans doute, leur accorder trop d’importance et d’intelligence mais les hommes, pour elle, avaient ce genre de pouvoirs. 

Elle avait le don d’aimer les gens, les hommes. Elle se perdait dans des rêveries qui pouvait durer des heures, des semaines et même des années entières.Si elle avait aimé, son sentiment devenait éternel.Elle gardait l’amour en elle.La solitude pourtant, était sa compagne de vie et cela depuis toujours.Fille unique, tout d’abord, elle s’ennuyait étant enfant, se réfugiant dans les livres ou dans ses rêveries, ses doutes, ses peurs et ses craintes. Un monde qui lui appartenait, imaginaire, puisque dans la réalité, la vie avait été avare de ce qu’elle désirait le plus.

Pauline était candide, douce.La douceur représentait énormément pour elle, la violence l’exécrait.Asthmatique de la vie, elle ne respirait pas dans un monde si imparfait, rythmé par les télés dites « réalités » qui en étaient pourtant si éloignées. Impossible de ne pas entendre, d’avoir un moment de répit sur l’absurdité de ce monde où, crime, viol, pédophilie, attentat, guerre étaient devenu le lot commun et quotidien.C’était si loin de son monde et seule, elle ne demandait qu’à en être protégé. 

Elle aspirait au fond qu’à une seule chose : être aimé en tant que femme et aimer en tant que mère.Les amis de Pauline avaient pris toute la place dans sa vie.Ce n’était guère le cas de sa famille dont elle s’éloignait petit à petit.

Son mal-être remontait à sa naissance, à l’heure où les petites filles sont amoureuses de leur papa, le sien lui avait toujours donné l’impression d’être un étranger et avec le temps cela empirait.Son besoin d’amour était immense, supérieur à la moyenne, le manque, l’absence et l’indifférence qu’elle connut ne firent qu’accentuer un rejet d’elle-même et une incapacité à vivre sereinement. Pauline depuis toujours souffrait en silence, mais seulement de temps à autre, la blessure se taisait quelquefois pour réapparaître irrémédiablement.Il lui fallait trouver le remède à cet état. 

Elle ne multipliait pas les sorties, elle avait rencontré quelques hommes dans sa vie, provoquant les choses mais avait été amèrement déçue. Son cœur lui semblait trop fragile pour les choses de l’amour. 

Elle était belle, brune, les yeux clairs, mince, élancé, elle s’intéressait à tout. La douceur se lisait sur son visage ainsi que la mélancolie. Elle semblait toujours être sur le fil, renfermée sur elle-même et pourtant si ouverte à la vie. Sa vie ne lui ressemblait pas, la solitude depuis toujours était devenue sa compagne fidèle, un homme lui aurait suffit. 

Pauline avait besoin d’aimer et d’être aimé et ce, depuis toujours… 

Dans : Le don de soi
Par didinem
Le 25 juillet, 2007
A 10:23
Commentaires : 9
 
 
 

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